Suite de la semaine : Un poème, un jour.
Nos volontés
Que valent nos volontés, que valent-elles !
A la lueur d’une vieille lanterne ?
Nos volontés à peine luisantes
Qui se dessinent en lisière
D’un halo pâle
Nos volontés dans l’ombre
Qui affleurent
Nos volontés sans fond
Et leurs surfaces lisses
Nos volontés voluptueuses
Sous les violents orages
Sous les tonnerres d’incertitude
Que valent-elles !
Nos volontés vivantes et vertueuses
Et qu’on ébranle
Et qu’on balaie sans cesse
- Nos mains nonchalantes -
Et se dérobent
Et disparaissent
Envolées
S’exilent
Parties !
Rien…
Cette lumière pure qui chevrote
Rien… Rien… que le néant qui nous accable…
Nos volontés parties
Dans les jardins de nos consciences
Nos volontés qu’on vilipende
Nos volontés naviguent sans voile
Lâchées aux vents
Nos volontés vernies frissonnent
Que valent-elles !
Nos volontés…
Ces cavaliers désarçonnés
Nos volontés toutes dispersées
Dans le carnage de nos âmes
Que valent-elles !
Nos volontés perdues
Qui nous enlisent
Que valent-elles !
Ces volontés qui nous dévoilent…
Que valent-elles ?
Nos volontés persécutées
Voyagent dans leur absence
Et nous reviennent
Soudain, nos volontés…
Nos volontés bénies
Ont-elles quitté
Un jour
Ont-elles quitté
Vraiment
Le halo pâle des lanternes qu’on agite ?
05/10/2008