Jeudi 30 octobre 2008
Derrière ces barrières perdues
Se dresse l’horizon sauvage

C’était hier

Perdue devant l’horizon lointain
Se découpe ta silhouette au vent

C’était hier

Ton visage inquiet dansait
Dans l’ombre de tes mystères

C’était hier

Porté par un vent chaud
Les grains de sables

C’était hier

Sais-tu que le bois craque
Sous les flammes ?
Sais-tu que le bois rompt
Quand on le tord franchement
Planche par planche ?

C’était hier

Et sur mes mains,
Tous ces vestiges
Toutes ces échardes
Ces peaux brûlées
Ces ongles noirs

C’était hier

Et l’horizon se découpait
Comme une lame
Tranchant le sombre de nos nuits.

C’était hier

Le bois creusé, usé, poli
Par l’impatience de mes coudes
Le bois nourri
Par les sillons des écorchures
Par la poussière qui tombe encore

C’était hier

Et seul le sable danse encore
Dans la tourmente des courants

C’était hier

Et seul le sable se dresse encore
Entre mon œil et le lointain

C’était hier…

27/10/2008
Par Nox - Publié dans : Poésie - Communauté : L'âme du poète
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