Vendredi 31 octobre 2008
Les béliers sont-ils sauvages ?
S’enroulent-ils dans leurs cornes ?
Dans leur toison musquée ?

Je ne suis pas de ceux
Qu’embarrassent les méandres
L’horizon rectiligne
Et les vieux pubs de Londres

Les femmes – charmantes !
Des quilles branlantes
Des obstacles balayés
Que le temps esquinte

Les femmes – si fières !
Dans leur linge élimé
Elles fument à l’aube
Un sourire distrait
Leurs jambes écartées
Leurs jupons sont crasseux

J’ai tourné sans fin,
Tout droit – comme ça,
Je fendais l’air
Menteur !
Enroulé dans des brumes nocturnes
Endormi dans leurs ailes
Menteur !

Les béliers sont fonceurs
Et leur course infinie
Les béliers sont sauvages
Et que cherchent-ils ?

C’est la flamme dans leurs yeux
L’étincelle aimante
La chaleur d’un corps
Pour quelques instants

Regardez !
Cet œil aveugle qui fonce
Cet entrain à finir
A se jeter au mur

Les béliers charmeurs
Ne sont que mensonge.
Les béliers se détruisent
Disloqués en plein vol.

Les béliers sont sauvages
Je ne suis pas à vendre.
Par Nox - Publié dans : Poésie - Communauté : L'âme du poète
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